Le bénévolat, c'est une parenthèse pour mes joies et mes inquiétudes de la vie

Lorsque Bernadette m’a demandé si je voulais bien faire un texte sur ma présence à la parenthèse en qualité de bénévole, j’ai tout de suite répondu par l’affirmative. Par la suite, une fois l’enthousiasme passé, je me suis bien évidemment demandée ce que je pourrais développer sur cette idée. Oh ! sur le thème du bénévolat, beaucoup de choses ont déjà été énoncées et écrites, j’ai laissé cette page d’écriture pour plus tard, je sais bien qu’à un moment tout se met en place comme un ordre naturel.

Et c’est cette toute petite anecdote qui s’est imposée à moi, elle est minuscule, c’est une histoire de minute, 1 minute.

Je choisis en général de me rendre à la parenthèse le dimanche soir, je trouve que ça termine bien mon week-end et j’aime faire à manger pour plusieurs personnes.

C’est contente que je m’installe dans ma voiture, l’horloge digitale indique 17h17.

Cette minute où les chiffres se rencontrent est pour moi comme un présage, un augure, un sens au temps.

Je ne suis pas capable de bien définir ce qui se passe en moi, mais c’est la sensation d’être au bon moment au bon endroit.

Arrivée là-bas je les retrouve, Tiago qui me raconte son week-end et veut absolument me faire voire les dernières photos prises. Mireille qui, comme d’habitude, est en grande conversation dans la chambre avec un interlocuteur silencieux mais je sais, qu’elle et Bernadette décodent très bien le langage et les sourires des yeux. C’est dégagée de ces soucis d’employeurs de chefs, de patrons, d’alliances et autres stratagèmes d’équipes que nous vivons tous dans le monde du travail que je m’active à la préparation du repas.

En préparant ce repas mes pensées peuvent s’évader vers d’autres contrées, souvenirs, soucis, espérances.

Le repas est prêt et c’est avec étonnement et plaisir que je vois les assiettes se vider. Comme dirait Nelson, c’est Tip-Top.

Rangements, papotages et voilà, c’est l’heure de partir.

Assise à nouveau dans ma voiture l’horloge m’indique 20h20. Le temps se joue de moi, il me taquine, il veut me mettre à l’épreuve. Et c’est là que je comprends ce que je viens faire à la parenthèse comme bénévole.

Les jeunes, Bernadette, Mireille, ce travail qu’elles font avant tout avec le coeur. Cette chaleur humaine et ces sourires, les bavardages et les éclats de rire de Mireille, la patience de Bernadette qui prend du temps à répéter. Tout ça, c’est cadeau, tout ça c’est une parenthèse, une parenthèse d’humanité dans ce temps ou tout compte ou tout est calculé ou tout est chiffré. C’est une parenthèse dans ce système ou les institutions ont une procédure pour tout.

C’est une parenthèse pour mes joies et mes inquiétudes de la vie.
La vie m’offre une parenthèse, cadeau !
Entre 17h17 et 20h20 certains dimanches soir.
Alors merci à tout ceux qui permettent à cette parenthèse d’exister.
……

Quelques témoignages:

Sibylle est de retour à la maison après quelques jours passés à “la parenthèse”. C’est 21h00, je viens d’éteindre la lumière chez ma fille qui a retrouvé sa chambre, son lit. Elle est heureuse. Je me mets à écrire le texte que j’ai promis à Bernadette et Mireille pour le prochain bulletin. Je lis (en caractère normal) le tout nouveau journal, orné des photos prises avec beaucoup de coeur et je réfléchis (les textes intercalés).

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