Enfin quelqu'un qui a compris

Quand j’ai su qu’enfin quelqu’un avait eu l’intelligence d’ouvrir une structure qui permette aux personnes handicapées de sortir du système institutionnel, je me suis dit « enfin quelqu’un qui a compris ». Je n’avais pas encore rencontré ces personnes, mais je savais que le bâtiment d’à côté était occupé.

 

Je les ai rencontrées lors de travaux qu’on m’a demandés de faire pour elles. Elles m’ont demandé si j’étais d’accord de faire des travaux, déplacer des meubles, réparer ceci ou cela. De fil en aiguille, je suis devenue membre.

Je suis allée faire la cuisine. Quand vous faites la cuisine et que vous avez un petit gars qui ne perd pas une miette de tous vos faits et gestes, là, vous lui demandez s’il veut vous aider. Il se lève dans sa chaise. Lui prendre la main et mélanger une masse, ou éplucher des légumes, faire la vaisselle, mettre la table et que vous faites à manger, il vous dit si vous avez assez assaisonné. Vous voyez dans son regard qui brille toute la joie et le bonheur de vous aider.

Aller en promenade en petit train, en catamaran, à la pêche et lorsque au bout de la canne se trouve un poisson, là, c’est la fête.

Carnaval, le tandem ski, la piscine, le vélo, la barque, et le nec plus ultra, c’est d’aller au bistrot pour boire un coca ou manger une glace, faire les courses dans les magasins, faire la course en rentrant, jouer au « UNO », faire du dessin et chanter avant d’aller au lit. Faire toutes ces activités avec eux, cela m’apporte une telle joie et cela me ressource. Ça me redonne de la force pour la semaine, il n’y a rien de plus beau et de plus bon que de voir au fond de leur regard qui brille, cette joie et ce bonheur.

Alors merci Mireille et Bernadette et à vous, le comité et les bénévoles, de permettre à « la parenthèse » d’être ce qu’elle est.

Et à vous qui ne pensez ne pas être à la hauteur, ou avez des craintes de ne pas savoir y faire, commencez par venir en visite, prendre un verre. Attention, téléphonez avant, avec toutes ces activités, je vous le dis, ce sont des pigeons voyageurs. Vous verrez, tout se passera bien. Si vous ne savez pas comment vous y prendre ne vous faites pas de soucis, eux vous montreront.

Il leur faut toujours des bénévoles. Je leur en donne si peu, mais eux m’en donnent tellement, et dans un monde où l’on reçoit si peu cela fait un bien fou.

Clara

Quelques témoignages:

Nous avons souhaité proposer à ces résidents de la Cité du Genévrier un séjour qui leur permettrait de partir quelques jours de leur groupe de vie. En effet, André et Laurent étaient les seuls à ne pas bénéficier de colonie ou de camp cette année.

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