La parenthèse est un lieu avant tout d'amour

Mais j’ai envie de parler d’autre chose.
Pourquoi est-ce que je viens travailler à « la parenthèse » ?

  • J’aime l’être humain dans toutes ses particularités
  • J’aime vivre l’instant présent
  • La vie est parfaite, car on y trouve toujours son contraire, Jour – Nuit, Chaud – Froid...

Si le soleil brille ici et maintenant, ce n’est pas le cas ailleurs. Si un de nos enfants ne peut pas marcher, c’est pour combien de temps? Tout ça n’est qu’une question de quand, où et combien de temps.

Lorsque vient au monde un bébé : il ne sait ni se nourrir, ni marcher, ni parler et pourtant il est parfait. Alors oui, ils ont 7 – 10 – 20 ans et plus ; ne mangent pas seul ou alors ne marchent pas…

Mais j’essaye de poser mon regard sur eux comme sur ce bébé, car je ne veux pas être guidée par les barèmes de normalités de notre société.

Oui peu à peu mon regard change naturellement et je me dis : voici un de nos êtres parfaits que la vie a mis sur mon chemin pour reconnaître que tout peu exister et que tout est possible.

Donner le sein à mon enfant est tout aussi naturel que donner à manger aux enfants de « la parenthèse », oui mais ce n’est pas facile et c’est un apprentissage qui est encore plus difficile lorsque l’on se sent juger (oser s’affranchir de son propre jugement ou du jugement des autres).

Alors j’ai décidé de prendre le temps de comprendre et de ne plus avoir peur des jugements et connaître enfin d’autres joies : la joie de nouvelles rencontres (hors normes).

Merci à vous tous de tourner vos regards et d’ouvrir les bras sur l’ « inévident ». Et surtout merci aux enfants de la parenthèse d’accueillir avec tant d’amour l’être ignorant que je suis.

Patricia

Quelques témoignages:

Nous avons souhaité proposer à ces résidents de la Cité du Genévrier un séjour qui leur permettrait de partir quelques jours de leur groupe de vie. En effet, André et Laurent étaient les seuls à ne pas bénéficier de colonie ou de camp cette année.

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