Recharger nos batteries pour mieux accompagner notre enfant

Comme il est difficile de placer son enfant.
Quel que soit son âge, quelle que soit notre expérience de cet événement.
Comme il est difficile à chaque nouvelle étape de sa vie, à chaque nouveau lieu qu’il faut apprivoiser, de choisir, de décider, d’accepter de confier notre enfant à d’autres, sans se sentir craintif, coupable, ou habité par quelques doutes.

Ces autres, pourtant bienveillants et compétents paraissent à nos yeux de parents comme « une part d’étranger » qui s’impose par nécessité dans la vie et les relations quotidiennes de notre enfant, de notre famille.

Seulement voilà, cet enfant différent, cet enfant-là c’est le nôtre, et il est si unique pour nous qu’il nous semble que personne aussi bien que nous ne saura répondre à ses besoins.
Comme il est par moments difficile d’accueillir l’aide proposée par ces personnes qui ne sont au départ, ni des parents, ni des amis, mais qui par leurs compétences et leurs qualités humaines sont amenées à offrir un « plus » à notre enfant, et par rebondissement à notre famille toute entière.

Accueillir ce plus, suppose aussi que nous puissions accepter notre « moins », c’est à dire nos limites. Nous pouvons nous surpasser pour accompagner notre enfant handicapé, et nous le faisons tous, mais tout parents que nous sommes, nous n’en restons pas moins hommes avec des limites individuelles.

Vivre en famille avec un enfant ou un adulte handicapé nous force, pas à pas, à reconnaître que nous ne pourrons combler seuls ses besoins.

Il y a ses besoins à lui, mais aussi les besoins de papa, de maman et des frères et soeurs….
Même après plusieurs années d’entraînement au « détachement » qui fait grandir et à la confiance, il nous a fallu un peu de temps pour faire concrètement notre demande de séjour à « la parenthèse » pour notre fille Salima.

À ce jour, notre enfant a déjà vécu 4 séjours dans La maison au bord du lac, chaleureusement accueillie par Bernadette, Mireille et les bénévoles.

Lorsque nous l’amenons, quelle surprise et quel plaisir rassurant pour nous de la voir s’élancer, seule et avec entrain vers la porte d’entrée, de la pousser et d’entrer « comme chez elle », sans prendre le temps de sonner !

Et lorsque nous revenons la chercher, c’est un moment de bonheur de la trouver détendue, joyeuse, parfois fatiguée de bon air et de plaisir, enrichie d’expériences, de découvertes différentes de celles que nous lui proposons, et de relations nouvelles. Car à « la parenthèse » on vit, on rit, on fait de la musique, on reçoit des visites, on part à l’aventure, on va en visite….......
Précieux temps de loisir (ou de travail parfois), qui nous permet de recharger nos batteries pour mieux accompagner notre enfant en préservant notre propre équilibre, au bénéfice de tous les membres de la famille.

Pour nous qui nous sommes beaucoup interrogés sur les futures possibilités de séjour hors institution qui seront offertes à nos enfants lorsque nous ne serons plus en mesure de les accueillir à la maison, « la parenthèse » est une première réponse.
À Bernadette, Mireille et les bénévoles, pour votre accueil toujours chaleureux et disponible, votre soutien, votre compréhension et votre engagement ;

À ceux qui font vivre « la parenthèse » en travaillant dans l’ombre, comité, donateurs….

Notre très grand Merci
Au nom de Salima
De ses frères et soeurs
Et de nous même ses parents
L-A et F.S.

Quelques témoignages:

Voilà quelques années, nous apprenions l’existence d’une maison d’accueil temporaire pour polyhandicapés dans un cadre idyllique au Bouveret. Il y a plus de 20 ans, nous avons accueilli Sumita, une fille indienne qui demande une aide pour tous les actes quotidiens.

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